Le différend entre La Poste et SFR concernant la cession de La Poste Mobile à Bouygues Telecom est enfin résolu.
Bouygues Telecom, qui avait entamé des négociations avec La Poste au début de l’année, avait prévu de finaliser l’acquisition pour 950 millions d’euros, ce qui permettrait à Bouygues de passer à 18,1 millions d’abonnés mobiles.
SFR, partenaire de La Poste Mobile, a finalement renoncé à son droit de préemption après avoir obtenu une amélioration significative de l’offre.
« L’offre a été considérablement améliorée pour SFR », indique un proche du groupe au carré rouge.
Il y a quelques mois, SFR avait exprimé son mécontentement concernant la répartition à 50-50 du produit de la cession, soit environ 950 millions d’euros.
SFR cherchait à obtenir au moins 700 millions d’euros de cette vente, bien au-delà des 480 millions prévus initialement.
Selon la même source, SFR doit désormais récupérer d’ici la fin de l’année et sur les deux années suivantes « une somme représentant 27 fois le résultat d’exploitation de La Poste Mobile, contre 22 initialement, ainsi qu’une amélioration de 50 % des redevances réseau pour les années 2025 et 2026 ».
Avec cette acquisition, Bouygues Telecom renforce sa position sur le marché, se rapprochant de SFR en nombre d’abonnés et dépassant Free.
Pour la CFTC, la vente des 49 % de parts de SFR démontre que le Groupe continue de se séparer d’actifs importants, ce qui permettra sans doute d’épurer une partie de la dette, mais va à l’inverse de la volonté affichée ces 3 dernières années, par le groupe Altice France, d’une volonté stratégique d’expansion intensive en rachetant plusieurs MVNO tels que SYMA, PRIXTEL, CORIOLIS et AFONE, qui lui a permis d’augmenter son parc de plus de 1,5 million d’abonnés pour une somme conséquente d’environ 1 milliard d’euros.
Dans le cas de La Poste Mobile, nous passons à côté de l’opportunité d’intégrer 2,3 millions d’abonnés pour un peu plus de 500 millions d’euros de rachat.
Ce changement de stratégie confirmé démontre les difficultés rencontrées avec les créanciers, qui ont de plus en plus de mal à soutenir les ambitions de développement du groupe Altice France.
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