Coup de gueule, la vérité doit être dite ! On vous ment !

26 février 2026

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Aujourd’hui, et de façon très étonnante, certains se permettent de vous demander de signer une pétition afin d’obtenir l’ouverture d’une négociation avec la Direction sur le thème de la garantie de l’emploi.

Rappelons toutefois le contexte.

Dès septembre 2025, lors d’un CSE Central Extraordinaire consacré au Plan de Sauvegarde Accéléré, la CFTC a demandé que nous nous mettions autour de la table afin de négocier un accord de garantie de l’emploi avant la future vente de l’Entreprise.

La Direction a répondu favorablement à cette demande en décembre 2025, en invitant les trois Organisations Syndicales Représentatives, avec la présence d’un médiateur indépendant nommé par le Tribunal Administratif. Nous avons alors rapidement compris que la Direction poursuivait deux objectifs.

Le premier était de rétablir un dialogue social apaisé. Il faut reconnaître que, ces deux dernières années, les procédures se sont enchaînées et que, malheureusement, le CSEC ou ses experts ont systématiquement été déboutés.

Le second objectif, qui nous semble le plus important pour la CFTC, était l’acceptation par la Direction de négocier une forme de garantie sociale pour les salariés du Groupe.

À l’issue d’un premier tour de table le 15 décembre 2025, les trois Organisations Syndicales se sont accordées sur la nécessité d’obtenir une garantie de l’emploi.

Un second rendez-vous a donc été fixé au 19 décembre 2025. Ce jour-là, la Direction a exprimé sa stupeur en constatant que deux Organisations Syndicales refusaient finalement de poursuivre la négociation du fait de leur absence. Seule la CFTC était présente côté Organisations Syndicales Représentatives.

Malheureusement, ces prémices de discussions ont donc été très rapidement avortées par la politique de la chaise vide menée par ceux-là même qui aujourd’hui font grand bruit et vous sollicitent pour signer une pétition. Force et de déplorer, s’il était vraiment nécessaire de le démontrer, que les coups d’éclat permanents sont contreproductifs et que les jeux de postures finissent inéluctablement par préjudicier les salariés.

Certains se justifieront probablement en expliquant que la présence du médiateur, perçu comme pro-Direction lors du premier rendez-vous, n’était pas acceptable. D’autres avanceront que le cadre était trop restrictif, puisqu’il nous avait été demandé de ne pas communiquer, via nos tracts, sur l’avancement des négociations.

Bien que la demande par la Direction d’une certaine confidentialité au début de cette discussion ait été problématique, nous avons néanmoins fait le choix de rester à la table des échanges dans l’intérêt des salariés.

Depuis, et malgré les relances répétées de la CFTC, la Direction ne semble pas encore en mesure de rouvrir le dialogue, en raison du comportement de certains.

Ainsi, La Direction a annoncé lors du dernier CSE Central Extraordinaire du 6 février 2026, qu’elle renvoyait toute négociation ou éventuel accord à des discussions avec des potentiels acquéreurs et considère que la main a été tendue et refusée.

Vous pouvez légitimement vous dire qu’il est regrettable que, dans la situation actuelle que nous traversons, les trois Organisations Syndicales ne parviennent pas à s’entendre et à créer les conditions d’un dialogue constructif dans vos intérêts. Ce n’est pourtant pas faute d’avoir essayé pour la CFTC.



La CFTC est là pour vous dire la vérité, toute la vérité, rien que la vérité !…

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