NÉGOCIATION ANNUELLE OBLIGATOIRE : COUP DE GEL SUR NOS SALAIRES !

15 janvier 2026

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Lors de cette négociation, la CFTC  a porté vos revendications auprès de la Direction pour améliorer votre pouvoir d’achat, mais, après une année 2025 où les judiciarisations voulues par certains et toutes perdues ont pris le pas sur le dialogue, l’empire « DRAHI » contre-attaque.

ZÉRO !

C’est ce que vous propose la Direction pour l’année 2026 :

ZÉRO pour l’Augmentation Générale (AG) ;

ZÉRO pour les mesures salariales individuelles (AI).

EN CLAIR,

ZÉRO reconnaissance pour les efforts des salariés en 2025 !

ZÉRO encouragement à redresser l’Entreprise en 2026 !

Le millésime 2026 a un goût amer ! « Détendez-vous », mais force est de constater que cette détente ne concerne pas le portefeuille des salariés ! Le régime sec à la sauce efficience est au programme, et il est indigeste.

On savait depuis un certain temps que SFR faisait sienne la devise : « Faire plus avec moins » !

Mais de là à remplir de nouvelles missions, mener des actions tous azimuts avec moins d’effectifs, moins de moyens et donc moins d’argent, représente un défi majeur, quasi impossible à réaliser.

 

Pas de jaloux, ZÉRO pour tout le monde ! Circulez, il n’y a rien à voir !

 

La CFTC ne se faisait guère d’illusions face aux annonces de la Direction, c’est l’amertume qui prédomine à l’issue de cette négociation.

Très légitimement, les salariés de SFR étaient en droit d’attendre une augmentation des salaires au regard des efforts répétés qu’ils fournissent. Cette NAO à zéro, sous le joug de nos actionnaires, pourrait bien être la goutte d’eau qui fait déborder le vase de leur investissement continu et être ressentie comme le degré ultime du « mépris » d’une classe dirigeante hors-sol, déconnectée de la réalité du terrain.

La CFTC a protesté contre cette décision injuste qui pénalise l’ensemble des salariés de l’UES SFR et demande à la Direction de revoir sa copie afin de préserver le pouvoir d’achat. En cas de refus, la Direction devra porter seule la responsabilité de la démotivation des salariés dans une année qui s’annonce charnière pour l’avenir de notre Entreprise. Elle doit également prendre conscience de la situation critique dans laquelle elle met ses managers, qui vont se retrouver dans l’incapacité de récompenser et de garder motivées leurs équipes.

 

AVEC LA CFTC, FAITES ENTENDRE VOTRE VOIX !

 

La Cour d’Appel de Paris a validé la réduction de dette d’Altice France

 

Pour la CFTC, courir au Tribunal pour contester le Plan de Sauvegarde Accélérée (PSA) d’août 2025, c’était un peu comme aller sonner les cloches au milieu d’un incendie en espérant que ça ferait tomber la pluie. Utile ? Discutable. Spectaculaire ? Assurément. Nos élus CFTC du CSEC ont joué le jeu, par cohérence et par sens du devoir.

Quant à la CFTC, nous avons estimé qu’assigner en justice, au vu de l’état déjà préoccupant du Groupe, aurait été l’équivalent d’ajouter un boulet aux matelots déjà en train de ramer.


Résultat : à la première audience, on a pris une claque magistrale. Normalement, c’est là qu’on range la joue et l’égo. Mais certains ont préféré tester la double peine en Appel. Il paraît que l’obstination est une qualité… mais pas toujours dans le sens espéré.

Quant à faire croire que la seule porte de salut face à une future vente serait la judiciarisation, c’est oublier un détail : notre actionnaire est prêt depuis 2023 à quitter le secteur Télécom en France et pas que. Il l’expliquait déjà en février 2022 devant la Commission d’Enquête du Sénat : sans consolidation, pas d’investissements durables, pas de Fibre partout, et un ARPU qui reste raisonnable. Bref, le décor était planté depuis longtemps !

L’affaire Armando PEREIRA, elle a simplement achevé de convaincre notre actionnaire principal qu’ils étaient restés trop longtemps à bord d’un navire où le capitaine et son second se prenaient mutuellement pour des mutins. Une croisière qui aurait pu finir proprement si, au lieu de distribuer les cadeaux à la capitainerie depuis 10 ans, on avait pensé aux matelots qui maintenaient le bateau à flot et à rembourser nos créanciers. Mais bon, penser à ceux qui bossent, c’est une lubie beaucoup trop moderne et la gestion en bon père de famille ne semble pas être l’adage des grands patrons d’industrie.

Depuis le départ de “Papa”, nos deux présidents d’Altice et SFR s’activent pour recoller les morceaux de l’image SFR : un projet IMAGINE par-ci, un PLAN MARSHALL par-là. Une vraie jardinerie. Sauf que quand deux amis de trente ans ne peuvent plus se voir en peinture et décident chacun à leur manière de saborder la coque, l’un pour laver son honneur, l’autre pour polir sa retraite dorée, il est peut-être un peu tard pour planter des fleurs.

Alors oui, remettons les pendules à l’heure : la CFTC a été la seule, dès le début du PSA, à exiger une garantie de l’emploi en cas de vente. La seule, pas la “principale”, pas la “plus insistante” : la seule.

Et aujourd’hui encore, nous demandons à la Direction de s’installer autour d’une table pour imaginer les scénarios catastrophes qui arrivent sur nous comme un TGV lancé sans frein.

Le danger, c’est qu’à force de s’épuiser dans des combats perdus d’avance, le jour où il faudra vraiment aller devant la justice pour sauver l’emploi, il ne restera plus qu’une crédibilité aussi solide qu’un château de sable en pleine marée haute.

La CFTC, le syndicat suffisamment têtu pour garder espoir, et suffisamment déterminé pour se battre avec tous les outils disponibles afin de préserver ce qu’il reste à préserver : L’EMPLOI

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